Michel Pelet adorait le cirque. Quand l’occasion se présentait (à Montpellier ou ailleurs) : il s’y rendait.
Il aimait le cirque « traditionnel » avec ses clowns et ses trapézistes, ses éléphants et ses cavaleries, ses parades d’animaux exotiques. Au cirque, il aimait la musique, il aimait les costumes, les artifices, l’ambiance, les cris des enfants, etc.
A plusieurs reprises, Michel a croisé l’univers du cirque à l’art des marionnettes.
En 1990, une piste est construite et c’est, assisté de Marie-Christine CARRIERE, qu’il présente son premier cirque de marionnettes.
Très vite, son double spectaculaire, Kovaliov ANDREIEVITCH, deviendra le directeur du CIRQUE KOVALIOV, cirque appelé à réapparaître sur la scène du Théâtre du Caucase et à servir de cadres à plusieurs spectacles.
Citons parmi d’autres : LE FAKIR ALAKABRA en 1991 et LES AVENTURES D’ALEXIS POPOV en 1992. Le Cirque Kovaliov a souvent été appelé pour « faire la première partie » : notamment des Trois PETITS COCHONS et des ELEPHANTS DE SAN PEDRO.
Ce fut également le Cirque Kovaliov et ses « marionnettes birmanes » qu’on vit en première partie du spectacle de Noël, en décembre 1993 (la seconde partie étant occupée par LA NATIVITE, présentée « par les santons animés de monsieur Kovaliov »). Michel était accompagné de Cathy Martinez en Aïcha Cortez et d’Hervé Caraux (1963 – 2002) en Tony Lugano.
Parallèlement à l’activité du Cirque Kovaliov, d’autres – petits – cirques de marionnettes ont vu le jour : Le RUSSO CIRKUS en 1999 (dans le castelet LE FANTAISIE), ainsi que LE CIRQUE DE CLARA en 2016.
Et c’est dans la piste du Cirque Kovaliov que Michel devait apparaître pour la dernière fois sur la scène du Théâtre du Caucase. C’était au mois de juillet 2019. Une dernière sortie, un clown à la main.
En 2012, de mars à mai, Michel se lanche dans un projet d’album : LE CIRQUE.

Personnages et duo, sont dûment nommés, en bas de chaque planche, par un bandeau dactylographié et imprimé.
Chronologiquement, ce sont : l’éléphant (23 mars), le cheval (26 mars), les acrobates (28 mars), l’otarie (29 mars), le trompette (30 mars), la grosse caisse (2 avril), le Gustave (30 avril), le clown blanc (4 mai), l’ours (11 mai), le culturiste de Mongolie (18 mai), le portier du cirque (21 mai), monsieur Loyal (22 mai), la danseuse tzigane (23 mai). Chaque planche fut préparée d’un ou plusieurs croquis au crayon gris. L’ensemble est réuni dans une visionneuse qui suit la chronologie.
Deux planches – avec bandeau – furent écartées et figurent à part, dans la visionneuse : une première version du clown blanc (1er mai), ainsi qu’une planche « le tigre » (3 avril), lequel animal (bondissant au travers d’un cerceau de flammes) semble avoir donné du mal à Michel, puisque, outre plusieurs croquis préparatoires au crayon, la visionneuse conserve trois autres versions à la gouache et sans bandeau (sans date / 3 avril / 4 avril / 27 avril).
Enfin, l’ensemble des croquis préparatoires permet de se rendre compte que plusieurs idées n’ont pas abouti à la réalisation d’une planche : le chapiteau / les chiens comiques / le tableau oriental / le charmeur de serpent / le magicien.
Ce sont uniquement les douze planches retenues par Michel qui sont présentées ici.















Magnifique, j’ignorai que Michel était fan de cirque. Ces dessins sont simples beaux recherchés comme l’étaient ses créations. J’ai suivi ses spectacles de: « Cantate à la lumière » jusqu’à Boucle d’or et les 3 ours en passant par l’inévitable Michka. Que de souvenirs, un rajeunissement subit inattendu en cette journée du 10 février. Encore bravo à vous toutes et tous de faire vivre l’oeuvre et l’univers artistique de Michel. Merci pour le partage via ce site, quelle excellente idée. Compliments!